Votre avocat,
choisissez-le bien
Votre avocat n’intervient pas que lorsque le mal est fait. Il est aussi là pour protéger vos intérêts et vous conseiller de façon préventive.
Une décision éclairée
Le droit de choisir

L’image typique de l’avocat en toge qui arpente les salles du palais de justice en criant « Objection ! » ne représente qu’un infime fragment de la réalité. En effet, la majorité des quelque 26 000 avocats membres du Barreau du Québec exercent dans une foule de domaines précis et se rendent rarement, voire jamais en cour. Droit immobilier, des affaires, de la famille, de l’immigration...

Autant d’exemples qui démontrent que la notion de droit ratisse large. Autre perception erronée qu’ont plusieurs en ce qui a trait aux avocats : on retient surtout leurs services lors d’un litige. Or, votre avocat est celui qui vous aidera à prévenir les conflits et qui vous conseillera sur les meilleures façons de les régler (justice participative, médiation, conciliation, arbitrage, etc.). Oui, il vous représentera lors d’un procès devant les tribunaux, le cas échéant. Mais un avocat fait beaucoup plus que cela. Il négocie des contrats, rédige des conventions d’actionnaires, défend les intérêts des immigrants et bien davantage. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à solliciter – et à bien choisir ! – un avocat en fonction de vos besoins, de vos objectifs et de votre situation, idéalement en amont d’un différend. Il s’agit d’une décision importante qui pourrait vous épargner temps, argent et tracas. Vous voulez mettre toutes les chances de votre côté ? Parlez à un avocat.

Le droit de bien dépenser

Contrairement à la croyance populaire, une démarche judiciaire ne se traduit pas invariablement par une facture salée. D’ailleurs, nombre de services et d’options existent au Québec pour venir appuyer une notion cruciale : tous ont droit d’accès à la justice. Et vos choix ne se limitent pas qu’à un coûteux procès devant les tribunaux, bien au contraire. Vous pouvez privilégier la médiation.

Vous pouvez aussi vous faire assister pour la préparation d’un dossier à la Cour des petites créances; vous tourner vers des cliniques juridiques dans les universités; ou compter sur le Fonds Accès Justice mis sur pied par le gouvernement du Québec. Et même, dans certains cas, vous pouvez avoir droit à des services gratuits (pro bono). Aussi, nombre de facteurs entrent en compte dans la détermination des frais liés aux services d’un avocat : l’expérience, la nature du dossier, le champ d’expertise, le temps nécessaire et l’effort fourni, etc. C’est pourquoi il est recommandé de conclure une entente avec votre avocat définissant par écrit l’étendue du mandat et le montant de ses honoraires. Ultimement, ce qu’il faut retenir, c’est que l’obligation de votre avocat est de vous offrir les services les mieux adaptés à votre situation, au meilleur de ses compétences, ce que reflétera la facture finale.

Le droit de régler

Un conflit entre actionnaires. Un client qui refuse de payer. Un fournisseur qui ne livre pas la marchandise. Lorsque vous dirigez une entreprise, ce genre de situations conflictuelles n’est certes pas inimaginable. Or, en affaires, une solution à un différend qui n’est pas synonyme de poursuites, de tribunaux et de dépenses importantes n’est pas, elle non plus, inimaginable.

Le Barreau du Québec a d’ailleurs mis sur pied un service de médiation forfaitaire pour les différends de nature civique ou commerciale. Celui-ci s’adresse aux PME de 25 employés ou moins, et le montant en litige ne doit pas dépasser 35 000 $. La facture finale ? Seulement 10 % du montant en jeu. Lorsque les parties consentent à trouver un terrain d’entente hors cour, votre avocat peut faire équipe avec vous. Il vous expliquera, entre autres, les détails du forfait de médiation et vous accompagnera tout au long du processus.

Questions de départ
Vous préparez une première rencontre avec votre avocat ? Assurez-vous de bien définir vos objectifs et vos attentes. Organisez, dans un dossier, toute documentation pertinente à l’appui de vos propos. Établissez aussi l’ordre chronologique des événements à l’origine du différend, le cas échéant. Puis, dressez la liste de vos questions. En voici quelques exemples.
71 %

Pourcentage des avocats ayant recours à une tarification à l’heure.

150 $ à 250 $

Montant forfaitaire pour la préparation d’un dossier aux petites créances.

20 915

Nombre de demandes d’informations juridiques traitées par les Centres de justice de proximité du Québec en 2015-2016.